Famille des LUCINIDAE Fleming, 1828.

Coquille arrondie, sommet médian et orienté vers l'avant. Impressions palléales continues et 2 impressions musculaires. Fortes dents sauf pour le genre Anodontia.

Genres représentés à la Réunion :

Anodontia Link, 1807: charnière sans dent, sauf pour de faibles cardinales tuberculiformes.
   Barbierella Chavan, 1938 sculpture cancellée.
   Codakia Scopoli, 1777: prédominance d'une sculpture radiale ou concentrique. Bord lisse.
   Divarilinga Chavan, 1951: côtes larges aplaties bifurquées. Bord intérieurement denticulé.
   Divaricella Van Martens, 1880: même sculpture que Divalinga, mais bord lisse
   Loripes Poli, 1791: faible sculpture concentrique
   Myrtea Turton, 1822: forte sculpture concentrique.
   Pillucina Pilsbry, 1921: sculpture concentrique et radiale, disparaissant au centre, plus forte latéralement.

Anodontia Link, 1807: charnière sans dent, sauf pour de faibles cardinales tuberculiformes.

Anodontia ovum (Reeve, 1850). (810).

Légère, mince et fragile, très convexe; cordes concentriques fines, inégales et irrégulières, très serrées. Très fines sculpture axiale visible à jour frisant au microscope, invisible à l'oeil nu et à la loupe. Pas de dents.
   Blanc uni.
   Ne diffère de A. edentula (Linné, 1758) que par des détails de la charnière.
   Vivante dans le sable de 10-20 m. Rare.
   Taille maximale 28,7 x 31,3 mm.

3

Barbierella Chavan, 1938 sculpture cancellée.

Barbierella louisensis (Viader, 1951). (3259). Syn. B. scitula (Oliver & Abou-Zeid, 1986).

Triangulaire arrondie, un plus large que haute. Très fortes cordes concentriques séparées par des sillons très profonds. Des plis radiaux croisent les cordes sans pénétrer dans les sillons, et formant des reliefs sur les cordes.

Une valve isolée dans le sable dragué de 75 m.

Taille 7,3 x 8 mm.

6

Barbierella sp 3439

Ovalaire, sommet paramédian, bord supérieur très échancré à la lunule. Cordes concentriques lamelleuses fines régulières au nombre de 20 environ, leurs intervalles larges avec de très fines côtes axiales serrées.
   Blanc uni.
   Allure proche de B. louisensis (3259), mais en diffère par la minceur des cordes, l'absence de pli radial et d'épines latérales.
   Valves isolées dans le sable de 60 m et plus.
   Taille 10 x 12 mm.

9

Codakia Scopoli, 1777: prédominance d'une sculpture radiale ou concentrique. Bord lisse.

Codakia divergens (Philippi, 1850). (780).

Circulaire, un peu plus large que haute, petite, peu convexe. Côtes radiales serrées se bifurquant une ou plusieurs fois, s'élargissant et s'aplatissant vers la marge, et incisées par de profonds sillons transversaux en tubercules très allongés transversalement. Les tubercules ne se continuent pas d'une côte à la voisine. Intervalles entre les côtes profonds.
   Blanc crème avec parfois une teinte jaune ou rose. 2 dents cardinales. Les côtes sont plus nombreuses que pour C. minuata (1768) (environ 60 contre 40).
   Vivante dans le sable des lagons ou en mer de 10-20 m. Commune.
   Taille maximale 16,8 x 17,1 mm.

12

Codakia minuata (Deshayes, 1863). (1768).

Petite, circulaire, légèrement inéquilatérale, un peu plus large que haute. Côtes radiales larges au nombre de 30 à 40 environ, découpées en petits tubercules aplaties et allongés transversalement par des filets concentriques. Intervalles entre les côtes plus étroits que les côtes et formant des puits au niveau des filets, caractère bien montré par la figure de Deshayes.
    Vivante dans le sable de 10-20 m. Commune.
    Taille maximale 13 x 14,7 mm.

15

Codakia paytenorum (Iredale, 1937). (1449) .

Grande taille, circulaire, aplatie, très solide. Côtes radiales aplaties au nombre d'environ 60, découpées par des sillons concentriques serrés et régulièrement espacés, en une réticulation régulière.

Blanc, intérieur jaune avec une marge rose.

Un seul spmn trouvé vivant dans le sable du lagon. Coll. Drivas.

Taille 41,4 x 43,4 mm.

18

Codakia punctata (Linné, 1758). (761).

Grande taille, circulaire, aplatie, très solide. Côtes radiales aplaties au nombre d'environ 40, croisées par des fines cordes concentriques très serrées, et parfois par de profonds sillons concentriques très irrégulièrement espacés. . Blanc. La marge intérieure rose ou rouge. Diffère de C. paytenorum par le côtes radiales moins nombreuses

Vivant dans le sable des lagons. Peu commune

Taille maximale 43 x 53 mm.

 

21

Codakia reevei (Deshayes, 1863). (2047).

Subcirculaire, peu convexe. Côtes axiales saillantes, divisées peu après le sommet, au nombre de 40-45 en périphérie, fortement squameuses, séparées par des intervalles étroits et profonds.

Séparée de C. minuata (1768) par ses côtes écailleuses, de C. divergens (780) par ses côtes moins nombreuses, et de C. sp 783, par sa forme moins élevée

Vivante dans le sable de 10-20 m. Rare.

Taille maximale 26,6 x 29 mm

24

Codakia tigerina (Linné, 1758). (1781).

Grande, circulaire, épaisse et solide, peu convexe. Fines côtes axiales, au nombre d'environ 80, croisant de fines cordes concentriques de largeur égale, avec un nodule à chaque croisement, donnant un aspect finement granuleux.
    Blanc uni, intérieur jaunâtre, sommet rosé.
    Vivant dans le sable des lagons. Peu commune.
    Taille maximale 70,5 x 70,7 mm.

27

Codakia sp. (783).

Circulaire, mais plus triangulaire que les autres, en forme de triangle équilatéral, solide, peu convexe. Côtes radiales nombreuses bifurquées au nombre de 40 environ en périphérie, surcroisées par des cordes concentriques de largeur très inégales. et serrées. Quelques profonds sillons concentriques d'espacement très irréguliers.
    Blanc crème.
    Séparée de C. minuata (1768) par sa forme plus élevée
    Vivant dans le sable à 10-20 m. Très rare.
    Taille maximale 13 x 13 mm.

30

Divarilinga Chavan, 1951: côtes larges aplaties bifurquées. Bord intérieurement denticulé.

Divarilinga dalliana (Vanatta, 1901) (782)

Circulaire, assez convexe. Côtes obliques et légèrement curvilignes, aplaties, larges et séparées par des intervalles étroits, divergeant d'une ligne axiale située au 1/3 antérieur environ, obliques vers la périphérie et respectivement l'avant et l'arrière. Très fines stries concentriques très serrées et axiales encore plus fines visibles au microscope intéressant toute la surface. Quelques forts sillons concentriques irrégulièrement espacés. Bord supérieur presque rectiligne.
   Blanc uni.
   Valves isolées dans le sable dragué de 10-20 m. Très rare.
   Taille maximale 24,6 x 25,7 mm.

33

Divaricella Van Martens, 1880: même sculpture que Divalinga, mais bord lisse

Divaricella angulifera (Von Martens, 1880). (2262).

Circulaire, assez convexe. Cordes obliques et légèrement curvilignes divergeant d'une ligne radiale oblique située au 1/3 antérieur, et obliques vers la périphérie et respectivement vers l'avant et l'arrière.
   Les côtes sont plus nombreuses et nettement plus saillantes que pour D. dalliana.
   Vivant dans le sable de 10-20 m. Très rare.
   Taille maximale 23,6 x 25,9 mm.

36

Loripes Poli, 1791: faible sculpture concentrique

Loripes clausus (Philippi, 1847). (2046) .

Triangulaire ovalaire, mince; très fines cordes concentriques serrées sur toute la surface. Cordes nettement plus fortes et plus larges sur une étroite région toute antérieure.
   Blanc uni.
   Vivante dans le sable de 10-20 m. Très rare.
   Taille maximale 16,5 x 16,6 mm.

39

Loripes crosseana (Issel, 1869). (2200).

Circulaire à sommet large très orienté vers l'avant, et très globuleuse. Cordes concentriques espacées, intervalles environ 3 fois plus larges, et apparaissant finement sculptés axialement au microscope.
    Couleur blanc crème à rose.
    Vivante dans le sable dragué de 10 à 40 m. Assez commune.
    Taille maximale 3,1 x 3,2 mm.

42

Loripes erythraeus (Issel, 1817). (2381).

Très circulaire, sommet arrondi médian, assez convexe. Très fines cordes concentriques serrées.

Blanche.

Valves isolées dans le sable dragué de 12 à 60 m. Commune.

Taille maximale 8,5 x 8,6 mm.

45

Myrtea Turton, 1822: forte sculpture concentrique.

Myrtea virginiae (Viader, 1951). (2209) .

Très petite, ovalaire plus large que haute, translucide, assez convexe. Fortes cordes lamelleuses concentriques, largement espacées, intervalles avec de faibles côtes radiales. En périphérie, les cordes concentriques sont moins saillantes et les côtes radiales mieux visibles.
   Blanche, umbo gris foncé.
   Valves isolées dans le sable dragué de 10 à 30 m. Très rare.
   Taille maximale 5,7 x 6,5 mm.

48

Pillucina Pilsbry, 1921: sculpture concentrique et radiale, disparaissant au centre, plus forte latéralement.

Pillucina hawaiiensis (Smith, 1885). (601).

Arrondie mais dissymétrique, sommet arrondi saillant, partie antérieure plus développée. Cordes concentriques plus ou moins lamelleuses, irrégulières, alternant grossièrement une forte et une faible, et croisées par des fines côtes radiales, avec un nodule à chaque croisement, et une indentation du bord périphérique.
   Blanc uni.
   Valves isolées dans le sable dragué de 10-20 m. Peu commune
   Taille maximale 4,4 x 4,8 mm

51

Pillucina neglecta (Habe, 1960). (751).

Petite taille, circulaire, convexe, globuleuse, fine et fragile. Fines cordes concentriques plus ou moins lamelleuses, surcroisées par des côtes radiales devenant plus fortes en périphérie.
    Blanche, umbo et région voisines violacés.
    Vivante dans le sable dragué de 10-30 m. Peu commune.
    Taille maximale 2,5 x 3 mm.

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Lucinidae

Lucinidae sp (3440)

Presque circulaire, très convexe, sommet arrondi volumineux. Stries concentriques très serrées. Valve gauche avec 2 dents cardinales, valve droite avec une seule dent.

Blanc.

1 spmn vivant dans le sable de 60 m

Taille 12 x 12,5 mm.

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